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Cette contraction vers la dégénérescence entraîne une hausse énorme de la densité : un centimètre cube de naine blanche, l'équivalent d'un dé à coudre, pèse plus d'une tonne ! Cela vient de la distance moyenne des électrons et des noyaux, qui est divisée par un facteur 100. La diminution de volume correspondante est de 100 élevé au cube, c'est à dire un million. En ordre de grandeur, une naine blanche est de la taille de la Terre, mais de la masse du Soleil. Plus cette naine est massive, plus la compression est forte, et donc plus le volume est petit : les plus petites naines blanches sont les plus denses et les plus massives. Elles ne dépassent pas la limite de 1,44 masse solaire, sinon elles s’effondrent - parfois brutalement - en un astre encore plus déroutant : une étoile à neutrons, mais nous n'en sommes pas là.
Cette naine blanche ou ce cœur mourant émet surtout des rayonnements ultraviolets, car la surface est portée à 100 000 degrés au moment ou elle se dévoile. Ces ultraviolets (inutile de préciser qu'ils proviennent d'une couche périphérique non-dégénérée, vu que celle-ci n'est pas lumineuse) vont exciter tout le gaz éjecté dans la phase de géante : ces couches de gaz deviennent lumineuses par fluorescence, et on peut admirer une nébuleuse planétaire, éphémère, car elle ne subsiste que quelques dizaines de milliers d'années : en s'étendant, elle se dilue et perd de sa luminosité.
Une naine blanche n'étant lumineuse que parce qu'elle est chaude, et que briller lui fait perdre de l'énergie, elle se refroidit, lentement mais sûrement. Elle bleuit, jaunit, rougit, et devient invisible aux yeux humains au fur et à mesure de la diminution de la température de surface : en un ou quelques milliards d'années, elle devient une naine noire, invisible et totalement inerte.