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étoiles massives

La photodissociation du fer, c'est le nom du processus, tout comme la neutronisation d'ailleurs, casse l'équilibre d'un coup, et la contraction gravitationnelle comprime le cœur d'une manière affolante : on passe d'un cœur d'étoile en fer de la taille de la Terre en une bille de neutrons d'une vingtaine, parfois même d'une quinzaine de kilomètres en un dixième de seconde seulement : en un claquement de doigts, une étoile qui a brillé si abondamment pendant des millions d'années vient de décéder…


Mais le gros problème est que les couches qui entourent le centre de l'étoile ne reposent plus sur rien du tout, et restent en lévitation pendant un instant... Avant de s'affaler sur le cœur devenu incompressible.


Le rebond sera catastrophique : l’onde de choc, lancée à 2000 kilomètres par seconde, va faire éclater l’étoile dans un jaillissement de lumière incroyable : en un instant, elle multiplie son éclat par cent milliards. Le passage de l’onde de choc va causer des réactions de fusion effrénées : tous les éléments au-delà du fer, comme le cuivre, l’or, le plomb ou l’uranium seront fabriqués dans cette fournaise aux milliards de degrés.


Les restes de l'étoile partent en lambeaux, enrichissant le milieu interstellaire en ces éléments si précieux pour la vie. Ils seront plus tard inclus dans un nouveau cycle de vie d'une nouvelle génération d'étoiles. Ci-dessous trois images de restes de supernovae montrant la progression de leur forme ; la première a explosé en 1987, on remarque que l'onde de choc de l'explosion atteint un anneau de matière éjecté avant l'explosion ; la seconde montre un reste coloré (fausses couleurs évidemment d'une supernova ayant éclaté en 1572. La dernière image est celle de la bien connu nébuleuse du crabe, dont on a observé la naissance le 4 juillet 1054.


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