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On compte treize satellites à Neptune. Le plus gros est Triton, dont la taille vaut à peu de choses près les trois-quarts de celle de la Lune, mais qui est actif. Des geysers d’azote y crachent une atmosphère très raréfiée et recouvrent les environs de poussière noire. C’est sur Triton que l’on a enregistré la température la plus basse de tous les corps du Système Solaire : -235 degrés, à cause de sa surface glacée très réfléchissante.
Mise à part Néréïde, autre gros satellites de Neptune, les autres se situent à l’intérieur de l’orbite de Triton. Lui et Néréïde ont des orbites vraiment inhabituelles pour des satellites. Celle de Néréïde est très ovale, et Triton parcourt la sienne en sens inverse ! C’est le signe que quelque chose de catastrophique est arrivé dans le système neptunien. Ce quelque chose pourrait être la capture de Triton, puisque son sens de révolution autour de sa planète est le signe le plus sûr qu’il ait été capturé.
Question exploration, Neptune est dans le même cas qu’Uranus : on ne l’a vue de près qu’une seule et unique fois, en août 1989, à l’occasion du survol par Voyager 2. Ce vaillant engin est le seul à avoir survolé quatre planètes de près, et on lui doit la quasi-totalité de nos connaissances sur Uranus et Neptune. Si Jupiter et Saturne ont plus tard bénéficié des mises en orbite de Galileo et de Cassini-Huygens, ni Uranus, ni Neptune n’ont eu cette chance. On n’envisage même pas de repartir à la conquête d’Uranus. Mais Triton a su attirer l’attention, et on planche actuellement sur une mission comprenant un orbiteur et deux atterrisseurs. Il ne faut cependant pas se réjouir trop vite, puisque ce n’est encore qu’un projet. Et quand bien même il serait mené à bien, l’arrivée près de Neptune ne sera pas effective avant 2035 ! Quand on veut connaître, la patience est une grande vertu…