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L’observation à l’œil nu : Retour aux sources

  • Rédigé par : Apophis
  • Le 25/02/2008
  • Rubrique : Astronomie


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On a tendance à l’oublier, mais l’outil primordial d’un observateur astronomique reste son œil, du début à la fin. C’est à l’œil nu que l’on prend ses marques, que l’on arpente le ciel en guise de préliminaires pour une éventuelle observation instrumentale. C’est aussi à l’œil nu que l’on réalise les observations les plus fondamentales en astronomie : le mouvement diurne, qui résulte de la rotation de la Terre sur elle-même, et le déroulement des saisons, qui se manifeste par une variation en hauteur du Soleil dans le ciel et par une succession de cieux de printemps, d’été, d’automne et d’hiver.


comètes

A l’œil nu, le ciel ressemble à un grand dôme noir piqueté de points brillants scintillants. Ce n’est qu’une apparence : les étoiles ne tapissent pas une voûte sphérique, mais sont toutes situées à des distances très différentes de la Terre. Notre taille minuscule par rapport aux distances qui nous séparent des étoiles nous cache une dimension, celle de la profondeur, et nous percevons le ciel étoilé comme une coquille.


Pendant une nuit, on remarque facilement que la voûte céleste se déplace, qu’elle est animée d’un mouvement de rotation sur elle-même. D’une heure à l’autre, on peut constater que des nouvelles étoiles se sont levées à l’est et que d’autres ont disparu sous l’horizon ouest. Il a fallu des siècles aux hommes pour comprendre que ce mouvement n’était pas absolu, mais qu’il reflétait seulement la rotation de la Terre sur elle-même dans l’autre sens, d’ouest en est.


ceinture d'astéoïdes

Depuis l’hémisphère nord, toutes les étoiles du ciel semblent tourner autour d’une seule et unique étoile, qui occupe une position toute particulière dans le ciel, puisqu’elle est très proche du pôle nord céleste. Pour mieux comprendre, il faut imaginer voir la Terre tourner devant soi. Cette rotation s’effectue autour d’un axe, une sorte de tige imaginaire qui transperce la planète de part en part, plus exactement du pôle Nord au pôle Sud. Si on prolongeait cette tige très loin vers le ciel au-dessus du pôle Nord, on arriverait aux alentours d’une étoile qui a reçu le nom de Polaire. Grâce à cette quasi-coïncidence, l’étoile polaire ne semble pas bouger, que ce soit tout au long de la nuit ou tout au long de l’année ; on la retrouve toujours à la même place. Il suffit en outre d’abaisser la position de l’étoile polaire vers l’horizon pour trouver précisément la direction du point cardinal Nord. Les observateurs de l’hémisphère sud n’ont pas une telle chance : ils doivent réaliser une petite gymnastique mentale avec les dessins que tracent les étoiles avant de repérer la position du pôle Sud.


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